A votre bon sens

Ce qui est bien avec le bon sens, c’est qu’il est bien de chez nous. Il sent la terre, le fourrage, la luzerne, l’échappement de John Deer et l’effluve de Monsanto.

On l’aime ce cliché du bon sens paysan ou sinon celui de l’enfant à la naïveté criante de vérité. Qu’il est beau et parfait ce Monde tel qu’illustré par le Crédit Agricole, qu’est ce qu’on aimerait y vivre.

Mais hélas Descartes a vu juste :

Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.

Le bon sens pour l’arborer il faut donc idéalement en apporter la preuve plutôt que de simplement l’illustrer et le mettre en scène avec des ‘vrais gens‘. Ça devient même un impératif quand vous vous appelez Crédit Agricole, que depuis belle lurette le bon sens fait partie de vos principes fondateurs et que vous en avez fait la pierre angulaire de votre nouvelle signature (même si c’est sur les conseils de BETC qui soit dit en passant demeure une excellente agence).

Au delà de ce nouveau positionnement qui sous bien des aspects fait hautement sens ce qui m’a agacé ici c’est donc cette absence de preuve reléguant ce claim de « bon sens » à un bon mot, tout juste une promesse et sûrement pas un bénéfice.

D’autant que le bon sens est aussi le fond de commerce de leur concurrent le CIC (drivé par Australie ), qui sans pour sa part essayer de nous tirer une larme, exprime très concrètement depuis toutes ces années en quoi jugeote et intelligence font bouger et évoluer la banque.

Et de là à dire qu’Australie est l’agence du bon sens il n’y a qu’un pas tant pour E.Leclerc à de nombreuses reprises ils ont su exprimer la sagesse et le goût du sens commun de l’enseigne, sans pour autant tomber dans le piège du « j’ai plus de bon sens que toi » décrié par Descartes.

« A vot’ bon sens m’sieur dame« 

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