L’Agence est une et indivisible !

Après avoir lu l’article extrêmement intéressant « Digital, le paillasson de la publicité » de Mlle X via Cyroul (que je vous invite à lire ici avant de poursuivre), je n’ai pu me retenir d’écrire ces quelques lignes:

OUI

Il s’agit d’un très bon article (qui à su mettre le doigt sur un sujet sensible), mais si on essaye de passer outre la tambouille politique des grands réseaux le vrai problème c’est effectivement qu’on ait voulu mettre tout le monde dans des petites cases et que surtout pendant 10 ans personne ne s’en soit plaint.

MAIS

A mon avis s’autoproclamer digital planner (ou digital evangelist) c’est cultiver une différence qui est incompatible avec la restructuration de nos métiers: qui a poussé les pure-players digitaux vers une fin tragique (Duke, FarFar,…) et engloutie certaines antennes digitales (Tequila et Tribal en France pour ne citer qu’elles).

Somme-nous différents ? Je ne le pense pas.

NOUS

Nous sommes qu’un. Nous faisons le même métier. En ce qui concerne les planneurs nous sortons des mêmes écoles, avons débuté dans les mêmes agences et nos avantages comparatifs ne tiennent qu’au fait que certains soient plus habitués à certaines problématiques (aussi bien ON vs. OFF que food vs. automobile). Rien d’irréconciliable en somme.

SOMMES

Ne jetons pas la pierre aux grosses agences qui font encore de la publicité à papa” et au sein desquelles l’intégration de l’expertise digitale  a le plus souvent été freinée pour des raisons pratiques plutôt qu’idéologique. Par crainte et par flemme de chambouler un organigramme on a ainsi préféré cloisonner les « digitaux » aux dispositifs et offrir aux publicitaires l’exclusivité de l’idée.

Une répartition des rôles à l’emporte-pièce qui a fait naitre des frustrations (comme celles exprimées par Mlle X.) et mis les deux camps dos à dos (chacun s’en tenant à ce qu’il savait faire et se réfugiant derrière sa propre expertise).

A nous de sortir de ces stéréotypes dont nous nous sommes sciemment affublés plutôt que de nous raccrocher à ce que nous savons faire et ce que les autres ne savent pas.

PAREILS

A droite : le pubard génération Beigbeder qui doit s’extirper du dogme TV/Print et admettre qu’un Lion à Cannes reçu en 1989 grâce à une réalisation léchée signée JP Goude ne donne pas de meilleurs idées en 2010.

A gauche :le digital native lâché en agence après l’explosion de la bulle, qui pense que ses 267 friends sur FourSquare et l’honneur d’avoir été le troisième utilisateur francophone de Chatroulette suffisent à justifier de son expertise digitale.

Nous faisons le même métier, ne nous inventons pas des différences accessoires.

Note aux lecteurs: il s’agit probablement du post le plus positif et le plus utopique jamais présenté sur le blog de l’Agence. Cynisme et mauvaise foi seront de retour dès demain. Merci pour votre compréhension.