Retrospective 2011: l’année dans le bon sens

Il y a de cela quelques jours, sur l’invitation de Jocelyn T. , j’ai eu l’occasion de me repencher sur l’année sur 2011 (après avoir été chaleureusement accueilli sur son tumblr 40cents ). A l’attention de ceux qui seraient passé à côté de ce post, voici de quoi il en retournait:

Rétrospectivement 2011 restera pour moi l’année où le bon sens a tenté de reprendre le pouvoir face aux délires financiers…et a échoué: un élan né puissant mais qui s’est hélas en partie affalé telle la frêle tente Quechua d’un « Occupy Wall-Street » sous les coups de pieds d’un Sheriff.

Publicitairement l’élan fut le même et on en perçoit donc aussi déjà les limites. Le secteur bancaire, au centre de nos préoccupations, est celui qui nous aura le plus intéressé cette année (15% des posts de mon blog cette année parlaient des banques) : avec des pitchs par dizaines, des nouvelles plateformes de com’ comme si il en pleuvait et   une flopée de nouvelles signatures pour la plupart des acteurs du marché.

C’est l’année où le Crédit Agricole sauce BETC nous dit que « Le bon sens a de l’avenir », où la Caisse d’Epargne et BDDP décident de tout redéfinir, où le Crédit Mutuel se moque de Wall Street, où la Société Générale rêve d’esprit d’équipe et où la BNP décide d’enfin nous dire la vérité…

Globalement beaucoup de bruit,  mais finalement très peu d’actes.

Seul absent de l’exercice d’auto-flagellation bancaire cru 2011, le Crédit Lyonnais aujourd’hui LCL qui après avoir été la première banque à « parler vrai » aux début des 90’s (cf. « votre banque vous doit des comptes ») demeure la dernière empêtrée dans un optimisme de façade…qu’elle perdra logiquement courant 2012 (si Moodys veut bien).

Certains diront donc qu’il s’est agit d’une année pour rien. Je n’irai pas jusque là mais une chose est sûre, si ce come-back du bon sens affiché ne prend pas corps l’année prochaine, 2012 sera surement l’année de trop : l’année où ceux qui parlent mais n’agissent pas paieront les pots cassés (parfait pour une année électorale où politiquement il y a de grandes chances que le même schéma s’accomplisse).

La campagne de l’année ?

Chrysler « Imported from Detroit » signé BBDO. Où quand l’exercice d’auto-flagellation devient chef d’œuvre et le bon sens est mobilisateur plutôt que moralisateur: