Le Digital Planner: un gars du web

L’autre jour à l’Agence on a reçu un ‘Digital Planner‘…et on s’est bien marré.

Alors vous allez me dire, mais qu’est-ce que ça peut bien être qu’un Planneur Digital ? Et bien on s’est posé la même question, on lui a demandé, et on a pas été déçu.

Lui:
– Je suis un expert de l’Internet, j’y vais tous les jours.

Moi:
– Manquerait plus que tu n’y ailles pas ! Sinon les marques, tes conso, l’air du temps c’est que du online pour toi?

Lui:
– Ben ouais, le planning à papa c’est fini maintenant, y’a besoin de gars du web comme moi pour comprendre les conso de demain, le 2.0 et tout le tintouin…

FIN DU DIALOGUE > CONTRE-ARGUMENTATION

Je ne peux que difficilement être d’accord avec cette nouvelle conception (réduction) du métier de planneur qui me semble hélas gagner du terrain:

Si on se coupe sciemment du web on n’est pas (ou plus) planneur mais tout juste une curiosité, un reliquat d’une époque révolue (nous sommes d’accord). Mais à l’opposé, si on décide de ne se préoccuper que du web, on ne fait pas du planning stratégique non plus (ou du moins on n’en fait qu’à moitié).

Je m’explique.

Il n’y a selon moi pas de planning digital en tant que tel car ne se cantonner qu’au digital c’est aller à l’encontre des fondements du planning (dont l’ouverture et le recul sont à la base de la valeur ajoutée au sein de l’agence, quelle que soit la spécialité de cette dernière).

Mais parallèlement à cela, se considérer simplement comme un planneur n’a rien d’un quelconque rejet de la modernité et du digital. Concrètement il n’existe en effet plus aucun ‘planneur à papa‘ ou  ‘planneur offline‘ puisque même s’ils en gardent parfois le titre, je crois que nous nous accorderons tous sur le fait qu’ils n’en ont plus la fonction. Il ne s’agit plus aujourd’hui que d’une espèce en voie de disparition (un planneur qui voudrait continuer à faire son métier comme il y a 15 ans ne survivrait aujourd’hui plus très longtemps en agence)

En conclusion:

Bien sûr que ce métier évolue, mais de par ce qu’il est intrinsèquement jamais il ne pourra selon moi n’être cantonné qu’à du OFF ou du ON. Il s’agit de frontières qui n’existent plus pour les consommateurs, et auxquelles le planneur (en tant que  garant de la connaissance consommateur) ne peut pas et ne doit pas se limiter.

Ce sujet m’inspire d’autant plus que nous en avions déjà parlé ici même il y a un peu plus d’un an (mais je ne suis pas mécontent d’en avoir remis une couche !).

Pour Info:

Nous avons finalement quand même embauché le ‘petit gars du web‘, il s’occupe de la page Myspace et du compte ICQ de l’Agence. Sans rancune.