Automédication Publicitaire

L’Agence est fauchée, l’Agence est en crise: mais comment je vais faire moi pour offrir ses 175€ trimestriels à notre stagiaire si tous nos clients se mettent à pondre des campagnes en interne…?

L’Agence est frappé par le syndrome « Papa Bricole » où bon nombre de nos prospects et clients s’improvisent publicitaires histoire de rogner sur nos honoraires.

Mon plombier c’est un gros nul je sûr que je peux faire aussi bien que lui

Nombreux sont en effet les annonceurs qui se répètent qu’on est toujours mieux servi par soi-même‘. Ce qui reste à prouver car hormis quelques exemples réussis (nous faisions ici-même récemment l’éloge des campagnes Google) les annonceurs donnent le plus souvent tort à cet adage. Et même si les DAF s’y retrouvent je doute tout de même qu’au bout d’un certain temps ils ne soient pas eux aussi tentés de retourner au bercail (les clopes roulées ça va un temps…).

Prenons l’exemple de Toys R Us et de cette campagne de Noël bricolée à la maison:

Le verdict est sans appel: leur directeur marketing va subir les quolibets de ses pairs à l’UDA et toute une génération d’enfants aura probablement honte d’avoir été représentée de la sorte.

Mais posons-nous la vraie question: cette économie de bouts de chandelle va-t-elle profiter à Toys R Us ?

Surement pas. En grillant tout leur budget com’ en achat média et en offrant une copy insipide dissimulée sous des tonnes de GRP le choix de Toys R Us a été celui du coup d’épée dans l’eau. Travailler le top of mind de l’enseigne était certes un objectif fondé et louable mais avec un spot stéréotypé et un packshot signé Windows Movie Maker il est difficile d’imaginer que la considération de la marque puisse progresser ni que cette copy émerge un tant soit peu.

Conclusion: Diriger une petite fille avide de jouets ne s’improvise pas :