Ch’tis et Superbowl: même combat.

Dimanche dernier sur TF1, lors de la diffusion de « Bienvenue chez les Ch’tis‘, Google a fait preuve d’un sens aigu de l’opportunité média dont trop peu d’annonceurs français sont hélas pourvus:

Construire un spot inédit s’inspirant de l’histoire que 14 millions de français étaient en train de regarder fût une idée lumineuse. Simple, déjà-vue, mais significativement rare en France.

On se contente en effet trop souvent de relayer l’événement plutôt que de faire l’événement. Inclure un footballeur dans une copy TV pendant la Coupe du Monde est ainsi le stade le plus avancé d’adaptation contextuelle auquel les consommateurs français sont soumis, mais soyons en certains,  ajouter un tag ‘partenaire officiel de la FIFA‘ sur son spot habituel de mi-temps n’est pas de la contextualisation.

Pourquoi apparait-il si difficile de se projeter et de se mettre à la place de celui qui va regarder la campagne: ce a quoi il pensera avant et après, ce qu’il fera pendant (ce vécu dont dépendra l’émergence de la copy au milieu du tunnel de choses vues...).

Car être là où sont les autres n’est pas une stratégie.

Expérience du Superbowl oblige, Google sait qu’un espace payé plus cher ne vaut de l’être que si il est rentabilisé comme il se doit: en privilégiant par exemple l’émergence vis-à-vis des autres campagnes diffusées (quitte à réaliser un spot spécialement pour l’occasion) plutôt que de croire acquis ce push en notoriété acheté à prix d’or suite aux insistances de la régie.

A l’Agence une question nous taraude: pourquoi tous ceux qui ont décidé de payer plus cher ce soir là n’ont ils pas eu la jugeote d’un Google (et de son agence média)?