Entendu à la radio, vu à la télé

RTL, première radio française souffrirait-elle d’un complexe d’infériorité ?

Après nous avoir seriné pendant de nombreuses années qu’elle était la numéro #1 (façon méthode Coué) en passant outre les antiques recommandations de Bill Bernbach (qui avait pourtant brillamment démontré qu’en communication la première place n’était pas forcément la meilleure).

Il semble qu’RTL tente encore aujourd’hui de se rassurer un peu (ou du moins c’est ce que sa dernière campagne en date laisse penser). Consciente qu’être la première radio hertzienne n’est plus synonyme de survie elle s’est prêtée à un exercice périlleux d’étalage: Regardez bien mes journalistes et mes animateurs, ce sont les mêmes que ceux de la télé…

Résultat: l’éculé vu à la TV‘ comme unique levier de recrutement des auditeurs.

C’est là que le bât blesse: cette campagne signée BETC Euro RSCG ne s’intéresse en effet qu’à la dette (‘on est comme à la TV sauf qu’on voit pas nos visages…’) et ne met plus en avant aucune des qualités qui ont fait la grandeur de RTL (son ton, sa réactivité, ses émissions et ses formats originaux,…)

Attaquée par une nouvelle TV sauce TNT qui marche sur ses plates-bandes et des web-radios dont les programmes s’améliorent chaque jour un peu plus, cette posture défensive sensée rassurer tout le monde ne semble en fait apaiser que le service com’ de la rue Bayard qui au lieu d’affuter ses arguments face à cette évolution du marché, se complait dans ce repli derrière un triste ‘mois aussi je sais le faire‘.

Bill B. avait donc raison, parfois un #1 passe plus de temps à se défendre qu’à aller de l’avant…