Photographie et Psychanalyse

A l’heure du débat Freud/Onfray j’ai pris la liberté de me fendre d’une humble réflexion sur la psychanalyse appliquée à la publicité. Certains principes fondateurs de ce ‘mouvement‘ aujourd’hui remis en question ne peuvent-ils pas en effet inspirer les publicitaires faute de soigner des patients ?

Freud n’aimait pas son père, et cette aversion à eu de lourdes conséquences sur les théories qu’il a par la suite défendu et généralisé. Les néophytes que nous sommes peuvent en tirer un enseignement:  l’émancipation vis-à-vis du père est l’acte fondateur de notre développement personnel, l’instant clé où une génération prend le pas sur une autre. (une situation similaire à l’opposition Challenger/Leader chère à tous les marketeux)

C’est cette même relation aux parents ainsi qu’au poids du passé qui a inspiré la récente campagne ‘Shoot the Rules de Panasonic Lumix (à l’initiative de Proximity BBDO Paris). Cette dernière m’a alors fortement donné l’impression que renouveler une catégorie pouvait parfois simplement s’apparenter à guérir cette même catégorie (ici la photographie) des maux qui la sclérosent.

Car en effet la photographie est malade. Auparavant synonyme d’ouverture et de progrès elle est désormais le pré carré de passionnés intégristes sur la défensive face à leur anti-thèse: des utilisateurs boulimiques qui vomissent leurs photos en ligne (cf. les griefs d’uglypix ). Et nous au milieu de tout ça me direz-vous…?

Un début de réponse nous a été apporté par ce Collectif G (réunion d’artistes portant ce projet et soutenue par Panasonic) qui a clairement explicité dans son manifeste (à relire ici) qu’il était temps de changer les règles: de s’extraire de la ‘photo à papa’ et donc de tuer l’ombre castratrice du père si chère à Freud.

Le photographe en goguette que je suis a en effet trop souvent souffert du regard hautain de ces chasseurs d’images présomptueux qui laissent trop souvent leur téléobjectif parler pour eux.

Mais un mouvement qui veut libérer la créativité c’est surtout un mouvement qui donne à chacun la possibilité de prendre une photo à la hauteur de ce qu’il imagine. Et coup de chance pour Shoot the Rules‘, la gamme de produit (en l’occurrence la gamme G de Lumix)  offre justement des appareils de qualité avec un usage simplifié et un prix raisonnable (des raisons de croire à la hauteur, mais que demande le peuple?).

En conclusion, j’espère que cette psychanalyse appliquée à la photographie fera des émules et que d’autres catégories trouveront elles aussi le temps de ‘tuer le père‘ et d’ouvrir la voie à une nouvelle génération.

Un grand bravo à Freud, Panasonic et Proximity BBDO. Pour rejoindre le mouvement c’est ici: shoottherules.fr