Et si les marques nous connaissaient ?

Donner vie à une promesse de marque revient le plus souvent à formuler un vœu que personne jamais n’exauce.

Quoi de mieux pourtant pour nourrir le « have it your way » de Burger King que de flanquer chaque burger du visage de celui qui va le déguster?

En regardant cette opération aussi ponctuelle qu’anecdotique (réalisée par Ogilvy Brazil) je me suis pourtant surpris à rêver. A quand cette customisation ultime du quotidien qui ferait de Nike ID un lieu commun et s’imposerait dans nos achats de tous les jours ?

L’objectif n’étant pas d’avoir sa bouille sur tous les emballages (au quel cas j’aurais déjà bravé la limite d’age pour participer au grand casting Kinder) mais plutôt d’avoir du « à ma façon » en plus du « à mon image« .

Dans ce monde idyllique, sans que je n’ouvre la bouche, ma carte de fidélité Burger King transférerait mon nom et ma photo sur l’emballage de mon Whooper tout en indiquant au cuisinier que je n’aime pas le fromage mais que j’adore les oignons (évitant par la même ce genre de situation).

Et pourquoi pas une carte similaire chez Carrefour ?

Une fois validée à l’entrée elle lancerait par avance l’impression d’un pack de petits-suisses (car j’en achète une fois sur deux) au nom et à l’image de Pierrot mon rejeton. Le tout composé très exactement de 11 pots (sa consommation moyenne par semaine) à la fraise et à l’ananas uniquement (les seuls parfums qu’il apprécie).

Elle me permettrait d’acheter un pack hybride mi-Coca Zéro mi-Coca Light composé spécialement pour moi en fonction de la consommation moyenne de ces deux breuvages par mon foyer, le tout agrémenté d’une cannette de Cherry Coke pour me remercier de ma fidélité et rappeler ce parfum à mes bon souvenirs.

En réalité je ne rêve que d’une seule chose, c’est d’être attendu. A chaque fois que je fais mes courses qu’une main invisible prévoit et prépare ce dont j’ai envie avant même que je m’en préoccupe. Un doux rêve que technique et logistique m’empêchent hélas de concrétiser.

Encore que…

« j’vous avez préparé vot’ pt’it morceau de foie du samedi m’sieur l’planneur, comme d’habitude !« 

Richard (Boucher rue Cler)