Let Izia alone !

J’imagine que tout le Monde s’en cogne mais moi  je trouve assez dérangeant que Petit Bateau finance et réalise à sa sauce (la sauce BETC) le clip d’Izia.

J’aime beaucoup le clip, mais je n’aime pas la démarche.

Petit Bateau met la main à la poche

Ce qui me dérange, c’est que cette chanson existait déjà, que cette chanteuse était déjà en train de faire carrière, et que Petit Bateau a simplement mis la main à la poche afin de lui permettre de tourner un clip qu’elle ne pouvait pas s’offrir (encore que).

En somme l’apport de Petit Bateau m’apparait comme étant simplement financier et j’ai l’impression qu’il ne bénéficie pas à la marque et nuit en un sens à l’image de l’artiste. Quand la marque demandait à MGMT de poser j’estime qu’elle était légitime, en revanche quand elle demande à Izia de faire un clip selon ses propres codes de marque elle s’immisce dans son œuvre (au sein de laquelle les clips jouent un rôle non négligeable du point de vue du rendu artistique).

Voici de l’endorsement qui devient de l’invasion. Car quand les marques prennent le lead sur la création artistique, ce n’est plus de l’art ni de la musique, c’est de la publicité.

De quoi nous rappeler les tristes heures du Brand Content préhistorique qui se résumait au tube de l’été (cf. La Lambada d’Orangina).

Pourtant ces incursions « brandées » dans l’univers musical peuvent parfois être tout sauf vaines et artificielles. Prenons le cas de  Converse par exemple:

Converse met des artistes en scène.

La posture de Converse était diamétralement opposée à celle de PB.  En donnant l’impulsion du projet, en réunissant Casablancas, Pharell et Santogold, et en leur demandant d’écrire une chanson pour l’occasion, Converse a simpelment récompensé ses aficionados en leur offrant la possibilité de profiter d’une expérience musicale inédite. Pas d’interventionnisme artistique.

Il s’agissait certes d’une commande, mais c’était pour offrir.

Vous venez de lire mon humble contribution au débat initié par Thomas Clément.