New Business: la Java s'en va

J’ai un jour rêvé d’une fête monumentale organisée dans l’Agence en l’honneur du gain d’un nouveau budget. D’une java du tonnerre où se mêleraient top managers aux anges et stagiaires précaires en liesse. D’une quasi-beuverie où les nouveaux profits de l’Agence seraient directement réinvestis dans des caisses de Ruinart et des tonneaux de Lagavulin

Hélas, ici à l’Agence le new business ce n’est pas trop notre fort. En effet, après de nombreuses compétions savamment préparées mais largement manquées, je dois désormais me contenter de contempler l’insolente réussite de mes concurrents.

L’une des grandes compétitions de l’année précédente fut celle organisée par la Française des Jeux, et j’ai longtemps trépigné d’impatience à l’idée de voir la campagne qui l’avait emporté.

Je suis convaincu. J’aurais pu payer pour avoir à vendre cette campagne et convaincre la FDJ de son bien fondé.

Sans que l’exécution soit irréprochable, la parti pris stratégique m’est apparu comme ce qu’une agence pouvait faire de mieux pour remporter cette compét’ (ce qui est d’autant plus facile à dire que cela a été le cas).

Mieux que de continuer à valoriser les gains du Loto de façon binaire, l’idée d’avoir enfin donné le bon rôle au buraliste (qu’on sait sensible à ce genre d’attentions) renouvèle le genre et s’intègre parfaitement aux objectifs de com’ de la FDJ. Je tire mon chapeau aux équipes New Business de BETC.

Un cas d’école en somme. Calibré pour l’emporter grâce à une stratégie de mise en avant du réseau de distribution en relais de l’illustration classique du bénéfice conso.

Une vraie bonne campgne de new-biz, dont l’écueil sera sûrement de peiner à se renouveler et se pérenniser (mais bon c’est le jeu et l’important c’est avant tout de gagner comme diraient Fred et Farid: à relire ici ).