On est tous ensemble

Quel bonheur que de se retrouver avec ceux qu’on aime, de partager ces grands moments de la vie où toutes nos aspirations tristement individualistes s’unissent autour d’une onde positive qui éclaire notre quotidien et transcende nos différences.

Je ne dois pas cette envolée lyrique aux récents « exploits » footballistiques de mes compatriotes (d’ailleurs merci mon Dieu, Gillette ne laissera pas Thierry Henry tomber: à lire ici ), mais plutôt à la dernière campagne Tassimo qui sent bon les retrouvailles, les diners entre amis, les bouquets de coquelicots et les bisous partout…

Une chose est sûre, le claim « le café ça resserre les liens » est vieux comme le Monde (cf. saga Grand Mère), et l’anglais ne faisant pas tout, le fait de conclure sur « Together is Better » ne suffit hélas pas à renouveler le genre.

Et alors que certains me répondront « Et alors ? » je suis tenté de surenchérir et de m’interroger:  « Y a t’il encore un seul consommateur de café qui se préoccupe de ce qu’il achète en fonction des amis qu’il va hypothétiquement inviter chez lui et avec qui il craint de ne pas passer un bon moment si son café n’est pas bon ?« : ma réponse est non !

Qu’aucun café n’ose défendre son bénéfice principal (le coup de fouet)  passe encore. Mais alors qu’ils préfèrent pour la plupart nous vendre un imaginaire (Carte Noire), un standing (Nespresso), une diversité (Dolce Gusto) ou encore une praticité (Senséo), j’ai vraiment du mal à voir jusqu’où Tassimo veut en venir.

J’ai bien peur que cette dernière prise de parole, loin de nous faire oublier la candeur des poncifs/poussifs « Tassimoments » (voir vidéo ci dessous),  semble en effet sombrer dans une miévrerie à des années lumières de ce qu’on pourrait attendre d’un café…

Encore un coup à faire passer le duo Malkovich/Clooney de Nespresso pour la campagne de l’année (EFFIE J-3).

Mise à jour: Pour ceux qui voudraient approfondir le sujet, voici un lien qui m’a été transmis par nos confrères de chez Buzzman. (Pardon d’avance).