Et l'Agence dans tout ça ?

On m’a souvent demandé des nouvelles de l’Agence, et enfin je m’attèle à vous en donner: « C’est le calme plat« 

Rien de nouveau depuis septembre dernier, nous vivotons sans budgets et sans réelles ambitions. Difficile dès lors de joindre les deux bouts et de rétribuer un tant soit peu nos stagiaires, mais pour l’instant nous réussissons encore à survivre.

Mais alors l’Agence aujourd’hui c’est quoi ?

Sommes-nous devenus une simple boite à dire « j’aime » ou « je n’aime pas«  à propos de telle ou telle campagne ? Un groupement de publicitaires aigris critiquant les créations d’agences qui elles au moins ont le mérite d’avoir des clients ? Un blog affligeant, rarement mis à jour et chapeauté par un Planneur sur le retour dont l’avis ne mérite que rarement d’être partagé ?

En partie, oui.

Mais ce qui fait probablement la différence et ce qui rend cette Agence un peu plus accueillante que les autres (les vraies) c’est qu’à l’Agence on peut se permettre de dire tout et son contraire (comme dans les vraies agences) sans avoir de comptes à rendre à personne.

J’en profite donc pour faire une déclaration fracassante!

Je soussigné le Planneur, ayant défendu ardemment une publicité faite autrement que d’intrusions et de simples émissions. Ayant toujours œuvré pour une communication partagée prenant en compte les motivations de l’audience tout autant que celles des clients. Ayant fait tout son possible pour réconcilier des objectifs marketing et une réelle exigence créative. J’ai fait fausse route.

J’avoue. J’avoue tout.

La dernière campagne Groupama me fait vibrer, et je meurs d’envie d’envoyer balader mon assureur actuel et de me ruer chez eux. Jamais je n’aurais imaginé qu’un assureur puisse autant me convenir et répondre à mes besoins d’une façon si éclatante.

Vous avez senti du non-sens dans ce post n’est-ce-pas? L’objectif que je m’étais fixé était  d’éviter de dire du mal de campagnes dont je suis pourtant certain que l’efficacité est prouvée (reste à savoir si la mémorisation et la reconnaissance sont les seuls outils de mesure de l’efficacité, mais c’est un autre débat).

Mais cette supercherie a fait pschitt

Je demande donc pardon à l’agence Jump à qui nous devons cette saga Cerise (bien loin hélas de ce qu’était la Cerise imaginée par Y&R: à voir ici, mais qui j’imagine doit satisfaire Groupama comme il se doit), et je prie bien sûr mes lecteurs de m’excuser pour ces errements en les assurant que cela ne se reproduira pas.

Un post pour rien en somme.

Pardon.